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Quatuor Antigone & Sarah Lavaud - Koechlin
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Quatuor Renoir

Quatuor n°13, en la mineur op 86

1. Moderato
2. Presto fantastico
3. Andante con moto e molto cantabile
4. Molto vivo, energico

Quatuor n°1, en la mineur op 33

1. Poco rubato (ma Allegro) ed agitato
2. Allegro tenebroso
3. Andante sostenuto
4. Assai allegro (quasi Presto)

Directeur artistique et ingénieur du son : Jean-Marc Laisné.
Enregistré à l'Église luthérienne Saint-Marcel à Paris,
les 15, 16 juin 2009.

Livret : Nicolas Southon.

AR RE-SE 2010-1

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Les Rencontres de musiciennes

Nikolaï Miaskovsky
Quatuor n°13, en La mineur opus 86
Quatuor n°1, en La mineur opus 33

Quatuor Renoir

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Classica
Juillet-Août 2010
Stéphane Friedrich

Classica NoteLe Quatuor Renoir, fondé en 1995, fait preuve d’audace en proposant un programme entièrement dédié à Miaskovsky. Tous ses membres font partie d’orchestres parisiens. Leur jeu intègre la transparence et la vivacité fantasque qui sied aussi bien à la musique française de la fin du XIXe siècle qu’à ces deux opus. Le Quatuor n°13 puise sa délicatesse mélodique et rythmique dans le postromantisme. Il est joué avec chaleur, dans un climat de sérénité heureuse, refusant toute dramatisation (bien qu’il s’agisse d’un œuvre testamentaire). L’écriture du Premier Quatuor ambitionne de rivaliser avec celle du premier Webern et de Schoenberg, tout en s’inscrivant dans le courant du futurisme. L’ensemble assure avec finesse et précision les liens avec les univers de Roussel et de Milhaud, évitant aussi bien l’assèchement de la pâte sonore qu’un exhibitionnisme hors de propos. Un disque remarquable. Serait-ce le premier volume d’une intégrale ?

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Diapason
Juillet-Août 2010
Patrick Szersnovicz

Diapason NoteLa redécouverte de Miaskovski bat son plein. Après l'intégrale des (vingt-sept !) symphonies par Evgueni Svetlanov (Warner), la sonate pour violoncelle par Kanka (Praga, Diapason d'or), le concerto pour violoncelle par Ivashkin (Chandos) et trois admirables sonates pour piano par Lydia Jardon (Ar Ré-Sé), deux quatuors nous permettent de retrouver cet ami — et condisciple — de Prokofiev. Professeur à Moscou pendant près de trente ans, comptant d'innombrables élèves dont Chébaline, Khatchaturian et Kabalevski, Miaskovski n'est-il que l'archétype du compositeur ancré dans la tradition et casanier, victime d'un isolement psychologique et esthétique contribuant à l'enfermer dans un langage massif, puissant et foncièrement tonal ? Rien n'est moins sûr. Car si ce père emblématique de la musique soviétique, qui n'est pratiquement pas sorti d'URSS, semble bien poursuivre sa quête hors du temps, ses treize quatuors à cordes témoignent d'une nature intime et profonde, bien éloignée des problèmes illustrés dans sa production symphonique « officielle » comme des controverses de l'époque sur le rôle de la musique dans la société socialiste.
On saura gré au Quatuor Renoir, excellent ensemble remarqué notamment au Concours international de Bordeaux en 2003, d'avoir choisi deux partitions d'une rare perfection d'écriture, loin de l'académisme brillant mais parfois assommant d'autres pages du compositeur. Le Quatuor n° 1 en la mineur (1929-1930) se distingue par son chromatisme et son expression âpre et complexe, surtout dans son lugubre mouvement lent. L'interprétation à la fois souple, nerveuse et d'un style châtié, tient particulièrement compte de cette mélancolie inquiète propre au meilleur Miaskovski. De même, dans l'ultime Quatuor n° 13 en la mineur (1949), qui n'est ni plus sombre, ni moins dynamique que les précédents, les Renoir soulignent le lyrisme direct, la splendeur des inflexions et des timbres avec une coloration poétique, une densité nullement inférieures à la très récente version des Borodine, plus « noire » et tendue (cf. n° 582).

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