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Medtner
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Nikolaï Medtner

Mélodies oubliées

Vergessene Weisen opus 38
Danza festiva
Canzona fluviala
Vergessene Weisen opus 40
Danza col canto
Danza jubilosa
Vergessene Weisen opus 38
Canzona serenata
Vergessene Weisen opus 39
Meditazione
Romanza
Primavera
Canzona matinata
Sonata tragica

Arabesques

Drei Arabesken opus 7
Ein Idyll
Tragoedie-Fragment n°1
Tragoedie-Fragment n°2

Elena Filonova, piano

Production, Ingénieur du son : Lubov Doronina.
Mastering : Pavel Lavrenenkov.
Enregistré à Moscou, Mars 2004

AR RE-SE 2005-9

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Catalogue
Biographies
Dans la presse
Les Rencontres de musiciennes

Nikolaï Medtner
Mélodies oubliées
(Vergessene Weisen)
Arabesques (Arabesken)

Le Monde de la Musique
Le Monde de la musique
Décembre 2005
Jean Roy

4 StarsIssu d'une famille germano-balte, Nikolaï Medtner est une des personnalités les plus singulières de la musique russe. Sa vie se résume ainsi : des études au Conservatoire de Moscou, l'exil en Allemagne dès 1921, puis à Paris et à Londres, une carrière partagée entre les récitals de piano et la composition. Dans son livre sur la musique de piano, Guy Sacre a consacré plus de vingt pages à Medtner, qu'il situe ainsi : "Il se range tout naturellement clans le camp des Moscovites, lesquels, loin du nationalisme des Cinq, pratiquent un art cosmopolite : façon compliquée de dire qu'ils ont des modèles allemands."
L'influence de Brahms n'a pas empêché le compositeur d'être fidèle à son pays natal. Les Mélodies oubliées dont Elena Filonova a enregistré des extraits (l'Opus 39 étant toutefois complet) ont pour origine la lecture d'un poème de Lermontov, L'Ange. Dans les bras d'un ange, le petit enfant entend des mélodies célestes que, toute sa vie, il tentera de retrouver. L'ange de Medtner était assurément un ange russe...
Le romantisme du musicien intervient dans son écriture pianistique virtuose, qui se rapprocherait de celle de Rachmaninov, son ami et admirateur, s'il ne s'y greffait, comme par un sentiment de révolte, des moments de rupture où le compositeur se retranche dans un univers sans complaisance. C'est là sa grandeur : être à la fois très moderne par ses audaces harmoniques, sa liberté rythmique, et romantique à sa manière, toute personnelle, par le caractère de "confession" que sa musique revêt souvent, lorsqu'il fait parler I'"ange russe".
Elève d'Emil Gilels, par qui elle a été initiée à l'oeuvre de Medtner, Elena Filonova, qui vit en France mais donne souvent des concerts en Russie, joue les Mélodies oubliées et les Arabesques avec une sonorité superbe, une compréhension en profondeur de ces pages et un force de conviction auxquelles on ne résiste pas.

Classica-Répertoire
Février 2006
Michel Fleury

Un programme intelligemment composé qui pourrait servir d'introduction au maître russe : des extraits des trois grands cycles inspirés par le poème de Lermontov L'Ange, texte donnant la clef de la conception que le musicien avait de l'inspiration artistique. L'existence de l'artiste ne serait à l'en croire qu'une longue quête pour retrouver l'écho des mélodies célestes entendues au moment de la naissance de chaque être lorsqu'il est convoyé par un ange du ciel à la terre. Danses festives, élégiaques ou fantastiques, chants de sérénité ou de jubilation, ces Motifs oubliés (1920) témoignent d'une rare perfection formelle. Le beau contrepoint, la complexité du rythme et la plénitude harmonique se coulent dans une écriture pianistique dont la plasticité s'apparente au meilleur de Schumann ou de Chopin. Le jeu d'Elena Filonova possède une remarquable clarté qui autorise des tempos assez vifs sans préjudice pour la riche polyphonie medtnérienne. C'est une pianiste élégante, dont la ligne racée pourrait se comparer à celle de la grande pianiste américaine Constance Keene dans les Préludes de Rachmaninov (Philips). La profusion un peu improvisée de la musique y gagne en cohésion, et cette approche apollinienne souligne l'héritage beethovénien implicite du compositeur russe. (...) Réussite globale d'un disque dont le goût presque parfait et la haute tenue constituent d'appréciables atouts. Et l'on se félicitera de l'intérêt porté à Medtner par de nouvelles générations de pianiste à un musicien si longtemps brocardé sous prétexte de « romantisme attardé ».

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